Ablation de matériel chirurgical à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'ablation de matériel chirurgical.

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Qu’est-ce que l'abaltion de matériel ?

Vous avez été opéré au niveau du membre inférieur, et vous êtes porteur de matériel chirurgical. La consolidation ou la cicatrisation est désormais acquise (en général après plusieurs mois ou une année).

Ce matériel représente un corps étranger pouvant provoquer une gêne ou des douleurs. L’évolution spontanée dans ce cas est la persistance de ces symptômes.

Il est alors possible de réaliser une chirurgie pour l’enlever. C’est l’ablation de matériel.

En accord avec votre chirurgien, et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une ablation de matériel.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. En fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, votre chirurgien peut être amener à procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Déroulement

Avant le traitement

Une radiographie est souvent réalisée confirmant la bonne cicatrisation ou consolidation. Elle confirme également quel matériel est bien en place et peut être enlevé.

Quel traitement ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale (rachianesthésie ou bloc plexique). Un garrot peut être mis en place afin de faciliter le geste. La chirurgie est réalisée après asepsie stricte du membre opéré.

La cicatrice existante est reprise partiellement ou en totalité selon le type de matériel dont vous êtes porteur. Il peut être parfois nécessaire de l’agrandir.

Le matériel est abordé chirurgicalement, puis retiré en totalité. Il est toutefois possible qu’une partie du matériel ne soit pas retirable pour diverses raisons (matériel cassé, bloqué ou recouvert par des tissus ou de l’os...). Il est alors laissé en place car le risque de l’enlever en totalité devient supérieur au bénéfice attendu.

La coagulation est réalisée, la plaie est ensuite lavée puis suturée. Un drainage par drain de Redon peut être mis en place en cas de saignement ou de risque d’hématome mais n’est pas systématique. La peau est ensuite refermée avec du fil ou des agrafes.

Après l’intervention

Une radiographie de contrôle peut être réalisée après l’intervention. La durée de l’hospitalisation est précisée par le chirurgien et peut varier selon le matériel à enlever (très fréquemment en ambulatoire).

Des soins de pansement seront à réaliser à domicile pendant toute la période de cicatrisation, les fils ou agrafes seront enlevés dans un délai précisé par le  chirurgien (en général 10 à 15 jours).

Un arrêt de travail de quelques jours sera prescrit et dépend également du geste réalisé. La reprise des activités vous sera précisée par votre chirurgien.

Complications

Quelles sont les complications ?

Les complications sont heureusement rares, mais il faut avoir conscience des risques, aussi minimes soient-ils. En effet, la survenue d’une complication rallonge souvent la récupération, compromet souvent le résultat attendu.

Un traitement complémentaire, spécifique est souvent nécessaire. Si la plupart des complications guérissent avec des séquelles mineures, certaines peuvent laisser un handicap lourd, très important.

En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, notons quelques risques plus spécifiques à cette chirurgie.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Voici celles qui sont le plus couramment rencontrées et pour lesquelles nous réalisons une prévention active (cette liste n’est pas exhaustive).

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hématome ou épanchement ou collection de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Une perte sanguine(anémie).
  • Les infections. Ce sont les complications graves après une chirurgie.
  • Une fracture osseuse : il s’agit là d’une complication qui est due à une fragilité osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels : les cicatrices sont exposées aux désunions de la cicatrice, nécroses (mort de la peau).
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons. Il s’agit d’une complication très rare, qui touche les tendons situés près de la zone opératoire.
  • Un œdème. Il se peut que le membre opéré soit enflé pendant les premières semaines qui suivent la chirurgie. Pour aider à réduire l’enflure, élevez le membre opéré dans la mesure du possible.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une fracture osseuse. L’os ou les tissus restant fragile pendant plusieurs semaines après l’ablation de matériel, il faudra être prudent et attendre l’accord de votre chirurgien pour la reprise des activités sportives.
  • L’infection tardive survient soit par voie sanguine à partir d’un foyer infectieux soit du fait d’une contamination opératoire passée inaperçue, évoluant à bas bruit. Elle est exceptionnelle.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, responsable de douleurs, de gonflement et pouvant aboutir à une raideur de l’articulation, et des articulations du voisinage.
  • Des douleurs en regard ou au voisinage de la zone opératoire peuvent persister.
  • Risques liés au tabagisme.
Résultats attendus

Les résultats attendus

La cicatrisation cutanée est obtenue après 15 jours et la cicatrisation profonde après plusieurs semaines.

La douleur, ou la gêne causée par le matériel, disparaît en générale après 45 jours.

La reprise des activités ou du sport est autorisée après ce délai.

La reprise du travail est autorisée par votre chirurgien après un délai de quelques semaines en fonction du travail réalisé et du matériel enlevé.

Malgré l’ablation du matériel, il peut néanmoins persister des douleurs liées à la cicatrice ou à la fibrose des tissus qui s’améliorent avec le temps