Traitement de l'algodystrophie de la main à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur le traitement de l'algodystrophie de la main.

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L’algodystrophie (ou syndrome douloureux régional complexe de type 1, SDRC 1) est une complication imprévisible qui peut survenir après n’importe quel traumatisme de la main ou du poignet, même mineur, et après n’importe quelle intervention chirurgicale sur la main, même mineure.

Sa fréquence de survenue après une intervention chirurgicale, mal connue, est très variable; ainsi, après une intervention pour maladie de Dupuytren, elle est estimée à 10% des cas chez l’homme, et 30% des cas chez la femme.

On sait que l’algodystrophie fait intervenir le système nerveux sympathique, mais en fait, on ignore sa cause, ce qui explique que son traitement n’est pas encore strictement codifié.

Signes

Les signes de l’algodystrophie de la main sont appréciés par rapport à la main saine. Ils évoluent dans le temps. Ils associent d’une façon inconstante et variable :

Une douleur, qui débute souvent de façon brutale après un intervalle libre de quelques jours à quelques semaines après l’intervention. Cette douleur est diffuse, dans un territoire qui n’est pas celui des nerfs sensitifs. Elle est profonde, et touche les articulations des doigts. Elle est souvent à type de brûlures ou de décharges électriques, et elle augmente à la moindre stimulation, au chaud ou au froid, aux émotions, aux mouvements. Certains cas d’algodystrophie sont cependant indolores.

Une impotence fonctionnelle de la main, avec : une réduction de la mobilité articulaire, qui est due à la douleur au début, mais qui comporte secondairement un risque d’enraidissement articulaire.

Des modifications de la peau et des tissus mous, avec :

  • Un oedème de la main, qui gonfle.
  • Des troubles de la coloration de la peau, qui peut être rouge, ou pâle ou légèrement bleutée.
  • Des troubles de la température de la peau, avec une main chaude ou froide.
  • Des troubles de la sudation, à type d’excès de transpiration (hyperidrose) puis de sécheresse de la peau (anidrose).
  • Des troubles trophiques de la peau (atrophie cutanée ou graisseuse), des ongles, des poils (hypertrichose au début, puis disparition des poils).

La radiographie de la main peut montrer des signes d’ostéoporose et de déminéralisation des os de la main. Elle est inutile au diagnostic précoce.

La scintigraphie osseuse de la main est l’examen complémentaire le plus utile pour confirmer précocement le diagnostic d’algodystrophie.

Déroulement

Traitement de l'algodystrophie

Le traitement de l’algodystrophie semble d’autant plus efficace qu’il est entrepris précocement. Il n’est pas strictement codifié, et peut faire appel aux médicaments et aux techniques de la rééducation Parmi les médicaments habituellement utilisables, il faut citer :

  • Antalgiques
  • Anxiolytiques
  • Antidépresseurs
  • Corticoïdes
  • Alpha-bloquants (guanéthidine, utilisée selon la technique du bloc régional intraveineux)
  • Vasodilatateurs (buflomedil, utilisé selon la technique du bloc régional intraveineux)
  • Béta-bloquants
  • Biphosphonates

NB. la Calcitonine injectable n’a plus d’AMM dans cette indication.

La rééducation a pour but d’éviter les enraidissements articulaires. Le principe de base est d’entretenir la mobilité des articulations sans entraîner de douleurs ni augmenter celle qui existe.

Evolution

La maladie dure plusieurs mois. Dans 60 à 75% des cas elle peut disparaître sans séquelles en 6 à 12 mois.

Dans 25 à 40% des cas, elle peut durer plus longtemps (jusqu’à 2 ans), et laisser des séquelles définitives à type de raideurs articulaires, de perte de force, et/ou de douleurs.