Ostéotomie tibiale de valgisation à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'ostéotomie tibiale de valgisation.

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Qu’est-ce qu'une ostéotomie ?

On entend par ostéotomie la modification d’un axe osseux par un acte chirurgical.

Au niveau du genou, l’ostéotomie est une intervention qui consiste à corriger l’axe du membre inférieur afin d’empêcher l’aggravation d’une arthrose qui, à terme, conduirait à la destruction de l’articulation du genou.

En effet, en l’absence de traitement, ces arthroses localisées s’aggravent, ce qui accentue l’usure qui elle accentue la déformation, ce qui majore l’usure.

Dans ces conditions, seul la correction de l’axe du membre peut interrompre ce cercle vicieux : c’est le principe de l’ostéotomie.

Elle ne peut être proposée que les atteintes d’un seul compartiment du genou puisque le principe est de soulager le côté malade et de faire supporter plus de contraintes sur l’autre côté supposé sain.

A terme, l’usure cartilagineuse est stoppée ou fortement ralentie. La fonction s’améliore mais l’ostéotomie ne modifie pas l’arthrose qui existait : le pincement articulaire persistera mais on peut espérer qu’il ne s’aggravera pas, ce qui est d’autant plus important que le sujet est plus jeune.

Cette intervention est donc réalisée chez des patients qui présentent une désaxation du genou en genu varum (attitude type « Lucky Luke ») ou, à l’inverse, en genu valgum (attitude « Bécassine »).

Selon les cas, l’ostéotomie sera dite de valgisation lorsqu’elle corrige un genu varum (cas le plus fréquent) et de varisation lorsqu’elle corrige un genu valgum.

Qu'est-ce que c'est ?

C’est la technique chirurgicale utilisée pour le traitement...

L’évolution en l’absence de traitement est une accentuation de l’arthrose du genou.

Lorsque celle-ci n’est pas trop importante, on peut proposer de stopper son évolution en modifiant l’axe du genou par une ostéotomie. C’est l’ostéotomie tibiale de valgisation.

Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie est possible.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une ostéotomie tibiale de valgisation par soustraction externe.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives.

Il va de soi que votre chirurgien pourra, le cas échéant en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Le bilan d’imagerie repose sur les radiographies, parfois complétées par un scanner ou d’autres examens, mais le diagnostic en demeure clinique.

Le diagnostic d’arthrose interne est confirmé par l’examen clinique et les radiographies.

La radiographie retrouve une arthrose du compartiment interne. Elle permet de calculer l’axe du membre afin d’évaluer l’importance de la correction à apporter. Un scanner ou une IRM peuvent compléter le bilan.

Déroulement

Déroulement de l'intervention de l'ostéotomie de valgisation tibiale.

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération.

Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est  commun à tous les hôpitaux.

Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire.

Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré.

Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie.

Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie.

On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration.

Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection.

On vous demandera de faire des respirations profondes et peut être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine.
Vous subirez peut-être une radiographie.

Si vous avez subi une chirurgie plus importante, on vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments.

Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés.

Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

L’ostéotomie est réalisée le plus souvent au niveau du tibia plus rarement au niveau du fémur.

On distingue 2 types d’ostéotomie :


L’ostéotomie par soustraction (ou fermeture), où l’on enlève un coin osseux ; le rapprochement des tranches osseuses étant ensuite maintenu par une technique d’ostéosynthèse.

Ostéotomie de valgisation de soustraction

L’ostéotomie par addition (ou ouverture), où le trait d’ostéotomie sépare les tranches osseuses d’une hauteur voulue.

Le maintien de cet écart est là encore assuré par une ostéosynthèse et l’espace crée soit laissé en place, soit greffé (mise en place d’un greffon entre les deux pièces osseuses).

Ostéotomie de valgisation d'addition

Les ostéosynthèses sont réalisées avec des plaques et des vis. Elles doivent être assez solides pour permettre une rééducation rapide et un appui aussi précoce que possible (variable selon l’âge, la solidité de l’os et de l’ostéosynthèse, de 1 à 60 jours).

Ce matériel peut être laissé en place ou retiré par la suite (un an après minimum).

Ostéotomie de valgisation : plaque

Le greffon est soit un substitut osseux synthétique, soit un greffon de banque d’os. Plus rarement, il est prélevé sur la crête iliaque (vrai os vivant autologue) mais cela nécessite alors une incision supplémentaire.

On a l’habitude de corriger les déformations au delà de la « normo-correction » pour les arthroses internes (on crée un léger valgus de 3 à 6 degrés).

Pour les arthroses externes, on supprime le valgus sans chercher à induire de varus

Les gestes associés nécessaires à l’ostéotomie peuvent être variés : libération chirurgicale du nerf sciatique poplité externe (SPE ), ostéotomie du péroné soit au genou par la même incision, soit par une incision complémentaire au niveau de la jambe, ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) si le recentrage de la rotule est indiqué.

Dans certains cas, cette intervention est couplée à une autre (reconstruction du ligament croisé antérieur en particulier).

Complications

Quelles sont les complications ?

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques.

La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hémarthrose ou épanchement de sang dans l’articulation ou collection de sang dans les tissus situés autour de l’articulation (hématome).
  • Une perte sanguine (anémie).
  • Le risque infectieux.
  • Une mauvaise correction angulaire
  • Une fracture osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Complications cutanées, escarres.
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des artères.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une consolidation osseuse difficile. Le temps de consolidation est variable. Un retard de consolidation voire une non consolidation (pseudarthrose) est rare, pouvant justifier un traitement voire une intervention complémentaire.
  • Une déformation séquellaire (cal vicieux) souvent par raccourcissement ou par tassement secondaire, peut parfois survenir.
  • Une infection peut survenir tardivement.
  • Un épanchement chronique (gonflement) de l’articulation peut nécessiter une ponction pour vérifier l’absence d’infection.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, responsable de douleurs, de gonflement et pouvant aboutir à une raideur de l’articulation, et des articulations du voisinage.
  • Des douleurs en regard ou au voisinage de la zone opératoire peuvent persister.
  • La raideur Une raideur temporaire peut être observée et peut justifier une rééducation complémentaire.
Résultats attendus

Les résultats attendus.

L’ostéotomie tibiale de valgisation est un geste chirurgical en théorie simple mais de réalisation plus délicate.

Une fois la consolidation acquise, ce geste améliore significativement la gêne causée par un trouble d’axe.

Cette consolidation est acquise après 2 à 3 mois et peut parfois être plus longue jusqu’à 6 mois.

Le matériel peut être ensuite enlevé (en général 1 an après la chirurgie), ce qui permettra d’obtenir un résultat optimal.

C’est un traitement efficace, qui soulage les symptômes avec de bons résultats.

Parfois l’arthrose continue d’évoluer, dans ce cas l’ostéotomie n’empêche pas la mise en place d’une prothèse de genou.

Chez les patients jeunes et actifs, cette solution est la plus adaptée.