Prothèse inversée de l'épaule à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur la prothèse inversée de l'épaule.

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L’épaule correspond à l’articulation entre l’omoplate et l’humérus. La partie supérieure de l’humérus constitue une tête qui pivote dans un creux de l’omoplate qui est la glène. Les surfaces articulaires de glissement sont recouvertes de cartilage. Le muscle deltoïde et les tendons de la coiffe s’insèrent autour de la tête de l’humérus et participent aux mouvements d’élévation et de rotation du bras.

Epaule

L’arthrose excentrée est l’usure du cartilage associée à une ascension de la tête humérale due à la rupture des tendons de la coiffe. Cette usure s’accompagne aussi de remaniements de l’os de l’humérus et de l’omoplate. Ces modifications occasionnent une douleur et une diminution de la mobilité ainsi qu’une difficulté à utiliser le bras nécessitant l’utilisation importante d’anti-inflammatoires et d’anti-douleurs.

Usure du cartilage

L’usure du cartilage est irréversible et l’arthrose ne guérit pas spontanément. L’évolution naturelle se fait vers une dégradation progressive de l’articulation, une limitation de plus en plus importante des mobilités et une utilisation de plus en plus difficile du bras. Les anti-inflammatoires et les anti-douleurs qui peuvent suffire au départ finissent par ne plus être efficaces. C’est à ce moment que se pose la question d’une intervention chirurgicale.

Le but de l’opération est le soulagement de la douleur, la récupération des mobilités de l’articulation et l’utilisation normale du bras.

La prothèse inversée de l’épaule est une intervention chirurgicale qui a pour but de remplacer les surfaces articulaires de l’épaule par un implant chirurgical ou prothèse.

Les causes de l’atteinte articulaire sont les plus souvent l’usure des tendons et du cartilage (usure naturelle de l’articulation), plus rarement un rhumatisme articulaire, ou une séquelle d’anciens traumatismes. L’évolution de votre maladie, en l’absence de traitement, est la persistance ou l’aggravation des douleurs et de la perte de mobilité.

Lorsque le traitement médical n’est plus efficace (kinésithérapie et infiltrations), une chirurgie avec pose d’une prothèse est possible.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une prothèse inversée de l’épaule.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. En fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, votre chirurgien pourrait, le cas échéant, procéder à une autre technique qu’il jugerait plus profitable à votre cas spécifique.

Déroulement

Déroulement du traitement pour la prothèse inversée de l'épaule.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie. Un bilan dentaire et urinaire est également prescrit afin de rechercher une infection qui devra être traitée avant l’intervention pour éviter au maximum une infection de votre prothèse.

Quel traitement ?

L’intervention consiste à enlever les zones d’os et de cartilage qui sont usés, et de les remplacer par des pièces artificielles permettant d’actionner le muscle deltoïde pour compenser la rupture des tendons de la coiffe.

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale et/ou locorégionale et dure entre 1h et 2h. Une cicatrice est réalisée sur votre épaule, et de taille adaptée à chaque patient et pathologie. Les différents muscles sont écartés pour accéder à l’articulation. La tête humérale est enlevée, puis l’os de l’humérus et de la glène sont préparés pour recevoir la prothèse, à l’aide d’une instrumentation chirurgicale spécialement développée.

La prothèse comporte deux parties :

  • la boule qui est implantée au niveau de l’omoplate
  • et la partie creuse avec une tige qui est implantée au niveau de l’humérus.

La prothèse peut être fixée dans l’os par :

  • impaction (prothèse sans ciment),
  • vissage (pour la partie sur l’omoplate),
  • ou avec du ciment (prothèse cimentée)

au libre choix de votre chirurgien.

Cette prothèse totale d’épaule dite inversée déporte le centre de rotation de l’articulation vers l’omoplate ce qui permet au deltoïde d’être plus actif et de suppléer les tendons de la coiffe.

Traitement prothèse inversée de l'épaule Radio prothèse inversée de l'épaule

A la fin de l’intervention, un drain est laissé permettant d’évacuer l’hématome. Le drain sera enlevé dans les jours qui suivent l’intervention.

Après l’opération, un pansement stérile ainsi qu’une attelle sont mis en place.

Et après ?

Elle nécessite une hospitalisation d’environ une semaine.

Le traitement de la douleur sera mis en place, surveillé et adapté de manière très rapprochée dans la période post-opératoire.

La rééducation va être débutée selon les habitudes et prescriptions de votre chirurgien. Pendant la période post-opératoire votre autonomie va être diminuée.

Le lendemain de l’intervention, le kinésithérapeute vous lève et vous aide à mobiliser votre épaule. L’attelle est progressivement abandonnée.

A la sortie de la clinique, la rééducation peut être réalisée en centre ou chez votre kinésithérapeute, si votre chirurgien le juge nécessaire.

Il est généralement possible de se resservir rapidement de votre épaule, dans un délai de l’ordre de 6 semaines. Ces délais sont variables et sont donnés à titre indicatif et seront confirmés lors de la consultation avec votre chirurgien.

La reprise du volant est envisageable après le 2ème mois.

La reprise du travail survient en général après le 3ème mois et cela en fonction de votre profession, une activité de bureau pouvant être plus précoce.

Les activités sportives débutent généralement entre le 3ème et le 6ème mois et cela en fonction du sport pratiqué.

Après quelques jours d’hospitalisation, votre chirurgien autorisera votre sortie avec les ordonnances de soins nécessaires (pansement, antalgiques, kinésithérapie). Vous serez revu en consultation avec des radiographies.

Complications

Quelles sont les complications ?

Les complications sont heureusement rares, mais il faut avoir conscience des risques, aussi minimes soient-ils. En effet, la survenue d’une complication rallonge souvent la récupération, compromet souvent le résultat attendu. Un traitement complémentaire, spécifique est souvent nécessaire. Si la plupart des complications guérissent avec des séquelles mineures, certaines peuvent laisser un handicap lourd, très important.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, voici celles qui sont le plus couramment rencontrées, plus spécifiques à cette chirurgie et pour lesquelles nous réalisons une prévention active :

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’épanchement de sang dans l’articulation ou hémarthrose ou la collection de sang dans les tissus situés autour de l’articulation (hématome).
  • Les infections.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • La paralysie nerveuse.
  • Un oedème.
  • Les complications veineuses aux membres supérieurs sont exceptionnelles.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’infection tardive.
  • L’algodystrophie.
  • La raideur articulaire.
  • La capsulite rétractile.
  • Les calcifications.
  • Des douleurs en regard du membre opéré, peuvent persister dans certains cas.
  • Les cicatrices sont inévitables, définitives et indélébiles.
  • Une insuffisance de récupération musculaire.
  • La fracture osseuse.
  • La luxation ou déboîtement de la prothèse.
  • Risques liés au tabagisme.

RASSUREZ-VOUS ! Votre médecin connaît bien ces complications et met tout en oeuvre pour les éviter. En cas de problème, ou si vous constatez quelque chose d’anormal après l’opération, n’hésitez pas en parler votre chirurgien. Il est en mesure de vous aider au mieux puisqu’il connaît précisément votre cas.

Résultats attendus

Les résultats attendus

Les meilleurs résultats sont observés rapidement dans les 3 premiers mois qui suivent l’opération. L’amélioration peut se poursuivre pendant l’année postopératoire.

Le résultat attendu est une mobilité indolore de l’épaule, qui va permettre de récupérer en autonomie. Attention, cette prothèse ne permet pas de récupérer de la force et donne fréquemment des mobilités limitées.

Les résultats de cette chirurgie sont très encourageants puisqu’on retrouve une disparition complète des douleurs et une récupération rapide de la mobilité dans la grande majorité des cas. L’utilisation aisée du bras est obtenue généralement dans les deux mois suivant l’intervention. On récupère en général 60 à 70% de la fonction d’une épaule normale.

Même si la reprise des activités courantes est habituelle, il est tout de même préférable d’éviter les travaux de force et les sports violents. Ces activités peuvent augmenter l’usure et diminuer la durée de vie de la prothèse malgré l’utilisation de nouveaux matériaux plus résistants. Certaines activités sollicitant de manière douce l’épaule comme le footing, la natation ou la randonnée sont possibles voire conseillées alors que la prudence s’impose pour le tennis, le golf et le bowling.

La durée de vie moyenne est d’environ 10 à 15 ans en l’absence de complication. On peut espérer qu’avec les progrès sur les matériaux utilisés aujourd’hui, les résultats seront encore meilleurs avec une longévité plus importante. Comme toute prothèse articulaire, elle s’use et use l’os dans lequel elle est fixée; elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie pour la remplacer et /ou refixer.