Réparation de la coiffe des rotateurs à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur la réparation de la coiffe des rotateurs.

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L’opération de réparation de la coiffe des rotateurs est une opération qui consiste à venir réparer les tendons de votre épaule qui se sont détachés de leur insertion osseuse, soit de manière spontanée, soit dans la suite de traumatismes aigus ou chroniques.

Elle consiste alors à amarrer le tendon rompu à son emplacement naturel et d’élargir son espace de glissement en rabotant l’acromion.

Elle permet alors de soulager la douleur, récupérer la mobilité et la force au niveau de l’épaule, et limiter la dégradation progressive de l’articulation.

Cette opération est pratiquée le plus souvent sous arthroscopie.

Dans la grande majorité des cas, cette lésion apparaît dans le cadre d’un vieillissement naturel de votre organisme, mais peut, chez certains patients, ne pas être tolérée et être responsable d’un handicap.

Plus le patient est âgé, plus la lésion est ancienne, et plus le traitement médical sera proposé avant de réaliser une chirurgie. Dans les lésions anciennes, ce n’est qu’après échec de ce traitement médical bien conduit pendant 6 mois (infiltration et kinésithérapie) que l’opération sera proposée.

Dans les autres cas, il est possible de proposer une chirurgie plus précoce.

Déroulement

Déroulement de l'opération de la coiffe des rotateurs

Avant le traitement

Un bilan complet incluant radiographies, parfois échographie, irm et/ou arthroscanner est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale et/ou locorégionale. Elle est classiquement réalisée sous arthroscopie, c’est à dire à l’aide d’une caméra vidéo et de petits instruments, sans ouvrir l’articulation. Deux ou trois petites incisions de 5 mm chacune sont réalisées autour de l’épaule. Une petite caméra est introduite par l’une d’entre elles pour visualiser l’articulation.

Des petits instruments sont introduits par les autres incisions pour réaliser le geste chirurgical.

L’os et le tendon sont avivés et préparés pour la réparation. Une ou plusieurs ancres sont vissées au niveau de l’humérus et qui seront laissés dans l’os de votre humérus. Les fils montés sur ces ancres sont passés dans le tendon et noués entre eux afin d’appliquer le tendon à l’os.

Opération de la coiffe des rotateurs

Plusieurs gestes sont souvent associés lors de la chirurgie :

  • résection ou réparation de la longue portion du biceps,
  • acromioplastie : la partie agressive de l’acromion responsable du conflit est délimitée, puis réséquée à l’aide d’une fraise motorisée qui rabote et aspire les débris osseux (figure 4). En fin d’intervention, on vérifie que l’acromion est plat et que le conflit est levé (figure 6)
  • résection de l’articulation acromio-claviculaire.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale. Une anesthésie locorégionale peut y être associée. Elle dure en moyenne une heure et nécessite une hospitalisation d’environ 3 jours. Cette opération peut se dérouler en hospitalisation d’un jour, ou vous pouvez être amené à passer plusieurs nuits hospitalisé(e).
Cependant, la chirurgie avec une incision plus importante peut être réalisée dans différents cas.

Et après ?

Après l’opération, un pansement stérile ainsi qu’une attelle sont mis en place.

Les suites opératoires peuvent être marquées par des douleurs importantes, sans qu’il soit possible, avant l’opération, de le prévoir. Le traitement de la douleur sera mis en place, surveillé et adapté de manière très rapprochée dans la période post-opératoire.

Votre membre sera immobilisé dans une attelle pour une durée prévue par votre chirurgien. La rééducation va être débutée selon les habitudes et prescriptions de celui-ci.

  • Pendant les 3 premières semaines après l’opération, vous effectuez vous même une mobilisation passive modérée de l’épaule en réalisant des mouvement pendulaires plusieurs fois par jour.
  • De la 3ème à la 6ème semaine post-opératoire, c’est votre Kinésithérapeute qui mettra en route un programme de rééducation passive de l’épaule : c’est lui qui vous fera bouger le bras.
  • Après la 6ème semaine post-opératoire et la visite de contrôle chez votre chirurgien, vous pouvez enlever définitivement votre attelle et commencer la mobilisation active de l’épaule.
  • La reprise du volant est envisageable après le 2ème mois.
  • Celle du travail survient en général entre le 3ème et le 6ème mois et cela en fonction de votre profession, une activité de bureau pouvant être plus précoce.
  • La reprise des activités sportives ne sollicitant pas l’épaule est envisageable au 3ème mois. Il faut attendre le 6ème mois pour reprendre les sports sollicitant votre épaule.

Pendant la période post-opératoire votre autonomie va être diminuée. La mobilité de votre épaule peut être bloquée, le temps que les structures réparées cicatrisent et se fixent solidement. Ce délai varie entre 6 semaines et 3 mois.

Vous serez revu(e) en consultation et la rééducation sera adaptée à l’évolution de votre épaule. Ces délais sont variables et sont donnés à titre indicatif et seront confirmés lors de la consultation avec votre chirurgien.

Complications

Quelles sont les complications ?

Les complications sont heureusement rares, mais il faut avoir conscience des risques, aussi minimes soient-ils. En effet, la survenue d’une complication rallonge souvent la récupération, compromet souvent le résultat attendu. Un traitement complémentaire, spécifique est souvent nécessaire. Si la plupart des complications guérissent avec des séquelles mineures, certaines peuvent laisser un handicap lourd, très important.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté. En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, voici celles qui sont le plus couramment rencontrées, plus spécifiques à cette chirurgie et pour lesquelles nous réalisons une prévention active.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’épanchement de sang dans l’articulation ou hémarthrose ou la collection de sang dans les tissus situés autour de l’articulation (hématome)
  • Les infections. Ce sont les complications graves après une chirurgie. L’infection profonde est rare. Toutefois, une infection est une complication très sérieuse lorsqu’elle survient, pouvant laisser des séquelles importantes, et nécessitant un traitement long et fastidieux. La clé réside donc dans la prévention.
  • Les ennuis cicatriciels : désunion de la cicatrice, nécrose (mort de la peau) sont rares.
  • La paralysie nerveuse. Il s’agit d’une complication très rare, qui touche les nerfs situés près de la zone opéré.
  • Un œdème. Il se peut que le membre opéré soit enflé pendant les premières semaines qui suivent la chirurgie. Pour aider à réduire l’enflure, élevez le membre opéré dans la mesure du possible.
  • Les complications veineuses aux membres supérieurs sont exceptionnelles.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’infection tardive.
  • L’algodystrophie.
  • La raideur articulaire.
  • La capsulite rétractile.
  • Les calcifications.
  • Des douleurs en regard du membre opéré.
  • Les cicatrices sont inévitables, définitives et indélébiles.
  • Une insuffisance de récupération musculaire.
  • La fracture osseuse de l’acromion.
  • Risques liés au tabagisme.

RASSUREZ-VOUS! Votre médecin connaît bien ces complications et met tout en œuvre pour les éviter.
En cas de problème, ou si vous constatez quelque chose d’anormal après l’opération, n’hésitez pas en parler votre chirurgien. Il est en mesure de vous aider au mieux puisqu’il connaît précisément votre cas.

Résultats attendus

Les résultats attendus

Le but de cette chirurgie est d’améliorer la fonction globale de votre épaule. L’évolution naturelle du vieillissement de vos tendons ne peut bien sûr pas être stoppée.

Cette chirurgie a 2 finalités : supprimer les douleurs de l’épaule et restaurer une fonction la plus proche possible de la normale pour votre âge.

Le délai de la disparition des douleurs est très variable. Des douleurs climatiques ou positionnelles peuvent perdurer avec le temps, mais la grande majorité des douleurs préopératoires disparaissent progressivement.

La réparation de vos tendons a pour but de restaurer une fonction et une force correcte. La récupération complète de la mobilité et de la force musculaire survient en général entre 3 et 6 mois.

En fonction de l’âge et du type de lésion, il n’est pas rare d’obtenir une cicatrisation partielle voir pas de cicatrisation des tendons. Cette absence de cicatrisation est connue, et peut être bien tolérée par les patients, surtout avec l’âge avançant. La cicatrisation tendineuse est de l’ordre de 60 à 80% et dépend de plusieurs facteurs comme la taille et l’ancienneté de la rupture, la qualité du tendon ou encore l’âge.

En cas de non cicatrisation du tendon à l’os, le résultat sur la douleur n’est pas forcément altéré, mais la récupération de la force au niveau de l’épaule n’est pas complète. Les résultats de cette technique restent néanmoins très encourageants puisqu’on retrouve un soulagement de la douleur et une amélioration de la fonction dans plus de 90% des cas.