L'opération de kyste du doigt à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'opération de kyste du doigt.

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Qu’est-ce que le kyste synovial ?

Le kyste synovial est une tuméfaction remplie de liquide gélatineux produit par la membrane synoviale qui tapisse les tendons ou les articulations. Il s’agit soit d’un kyste arthro-synovial (d’origine articulaire) soit d’un kyste téno-synovial (venant de la gaine des tendons).

La consistance est caractéristique : tendue, plus ou moins mobile et parfois douloureuse à la pression ou dans certains mouvements. Le kyste peut être volumineux ou bien discrèt, voire seulement visible avec des examens spécialisés. Les différents types sont :

  • Les kystes dorsaux du poignet.
  • Les kystes des doigts.
  • Les kystes de la gouttière du pouls, à la face antérieure du poignet, du côté du pouce.
  • Les kystes de la poulie, petits mais douloureux, situés dans la paume à la racine du doigt.

L’apparition peut en avoir été brutale, à l’occasion d’un traumatisme ou d’un faux mouvement, dans d’autre circonstance il est apparu spontanément.
L’ancienneté est très variable, parfois le kyste existe depuis plusieurs années. La taille varie d’une période à l’autre, avec parfois des périodes de disparition apparente.

Évolution et traitement

On ne sait pas pourquoi ces kystes se forment. En revanche, on sait que ces tuméfactions sont parfaitement bénignes, sans autre conséquence que la gêne qu’elles occasionnent dans les mouvements (au poignet) ou dans la saisie des objets (au niveau des doigts).

La disparition complète est possible. Pour les kystes du poignet près d’un sur quatre s’estompe spontanément dans les 6 mois qui suivent leur apparition.
C’est pourquoi il n’y a pas d’exérèse chirurgicale de principe.

Auparavant on peut avoir recours à des moyens secondaires : s’il est exceptionnel qu’on propose d’écraser le kyste (geste douloureux) on peut avoir recours à une ponction. Avec ces procédés, les récidives sont très fréquentes.

Le traitement chirurgical n’est justifié que s’il existe une gêne, esthétique ou fonctionnelle. Il consiste à retirer le kyste avec sa base d’implantation afin de minimiser le risque de récidive.

La brèche articulaire ainsi créée impose assez souvent une immobilisation post-opératoire, et peut occasionner une raideur contre laquelle il faudra parfois lutter par de la rééducation. Le traitement moderne de ces kystes peut faire appel à l’arthroscopie du poignet.

Qu'est-ce que la chirurgie ?

C’est l’ablation d’une tuméfaction développée, le plus souvent, au niveau de la poulie des tendons fléchisseurs d’un doigt. Elle est réalisée lorsque celle-ci devient gênante (grossit de plus en plus, donnant des douleurs à la pression et à la mobilisation du doigt).

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une ablation chirurgicale d’un kyste de la poulie des fléchisseurs du doigt.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant, en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Déroulement

Déroulement de l'opération de kyste du doigt.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie, une IRM, une échographie mais le diagnostic en demeure clinique.

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Le moment de votre chirurgie est arrivé! Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

On vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale ou locorégionale.

Le chirurgien réalise une incision longitudinale ou sinueuse. Elle consiste en une exérèse de la tuméfaction. Il s’agit d’un geste rapide, non douloureux. Il est habituellement radical et définitif.

La voie de la guérison.

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Soins de la plaie opératoire, des points de suture.

Votre infirmière ou votre médecin vous donnera les directives sur la façon de prendre soin de votre plaie opératoire et de vos points de suture.
Informez-vous auprès de l’infirmière ou du médecin si vous ne comprenez pas comment changer vos pansements.

Prenez soin de la plaie et des points de suture avec précaution et suivez toutes les directives afin d’assurer une guérison adéquate et de réduire au minimum la taille de la cicatrice. Évitez de vous exposer à l’eau ou à l’humidité pendant les premières 24 heures. Ensuite, suivez les recommandations pour changer votre pansement.

Si vous n’avez pas de pansement sur votre incision, vous pouvez commencer à la laver très délicatement avec de l’eau et du savon. Il est recommandé de la nettoyer deux fois par jour pour prévenir l’accumulation de débris. La présence de débris peut entraîner l’élargissement de la cicatrice, rendre le retrait des points de suture légèrement plus douloureux et plus difficile ou augmenter le risque d’infection.

Il est important de faire enlever vos points de suture le jour désigné par le chirurgien.

Après l’intervention chirurgicale

  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré.
  • Dés la levée de l’anesthésie le blocage ou ressaut a disparu. Recommandations post-opératoires : mobiliser activement le doigt opéré. Cette mobilisation doit être progressive entreprise le jour même de l’opération pour récupérer au plus tôt toute la flexion et surtout toute l’extension de son doigt. Si l’on hésite à retendre complètement son doigt, il y a un risque d’enraidissement secondaire rapide de l’articulation. Si tel est le cas il est alors nécessaire de porter en post-opératoire une orthèse qui contribuera à redresser le doigt pour éviter l’ankylose articulaire.

Préparer le retour à la maison.

La durée de votre séjour à l’hôpital dépendra de votre état de santé général. Vous sortez le jour même.

Avant de quitter l’hôpital :

  • On vous avisera des soins.
  • On vous informera des restrictions qui s’appliquent entre autres à l’exercice, au bain, à l’alimentation, etc...
  • Vous recevrez une ordonnance pour tous les médicaments dont vous aurez besoin.
  • La planification de votre sortie de l’hôpital sera revue avec vous. Dans la plupart des cas, vous devrez trouver quelqu’un pour vous ramener à la maison.

La conduite automobile.

Elle peut être reprise après quelques jours selon les cas. A ce sujet, il faut attirer l’attention du patient sur le fait que si un accident survient, sa compagnie d’assurance peut lui faire des difficultés lorsque son adversaire a signalé sur le constat l’existence d’un pansement à la main. La reprise de la conduite automobile et de l’activité professionnelle dépendront de votre récupération.

Visites de suivi.

Votre chirurgien vous demandera de revenir pour des visites de suivi. Les échéanciers des consultations peuvent être différents puisque chaque personne guérit différemment.

Complications

Quelles sont les complications ?

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les
complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • Les risques liés à l’anesthésie générale ou régionale vous seront expliqués par le médecin anesthésiste lors de votre consultation.
  • L’hématome ou épanchement de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Le risque infectieux est une complication exceptionnelle mais grave. Il est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • La récidive.
  • Des douleurs peuvent persister.
  • La raideur.
  • Une cicatrise inesthétique.
Résultats attendus

Les résultats attendus

L’ablation d’un kyste de la poulie des tendons fléchisseurs des doigts est un geste chirurgical bien codifié.

Il permet une amélioration de la gêne fonctionnelle et esthétique. Néanmoins il existe un risque de récidive (rare).