La pseudarthrose du scaphoïde carpien à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur la pseudarthrose du scaphoïde carpien.

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De quoi s’agit-il ?

C’est l’une des techniques chirurgicales utilisée pour traiter une pseudarthrose (non consolidation du scaphoïde carpien). Celle-ci entraîne une douleur, éventuellement une raideur à la mobilisation du poignet entraînant une gêne fonctionnelle importante.

L’opération consiste à greffer le foyer de non consolidation dans l’os scaphoïde par un fragment d’os prélevé soit sur le radius, soit sur la crête iliaque.

On améliore et parfois supprime les douleurs en gardant une certaine mobilité. Ainsi on récupère une certaine stabilité afin de protéger autant que faire se peut le poignet d’une évolution arthrosique.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une greffe du scaphoïde. Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant, en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec toujours une radiographie et parfois d’autres examens tel que scanner, IRM, arthroscanner, arthroscopie du poignet, mais le diagnostic en demeure clinique.

Quel traitement ?

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale. Le chirurgien réalise une incision. L’os est abordé, le foyer est nettoyé, et greffé par de l’os prélevé soit au niveau de l’os radius, soit au niveau de la crête iliaque. Cela permet souvent une meilleure intégration. Une ostéosynthèse par broches (temporaires ou définitives), vis ou agrafe est souvent associé.

Déroulement

Déroulement de l'intervention de la pseudarthrose scaphoïde.

À quoi s’attendre à l’hôpital

Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux.

Présentez-vous à la clinique le jour et à l’heure d’entrée indiqués. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

Si vous avez subi une chirurgie plus importante, on vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie. À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie loco-régionale.

Le chirurgien réalise une incision transversale ou longitudinale. Elle consiste en une ouverture de la poulie qui est à la base du frottement tendineux, avec soit élargissement soit résection de celleci.
Une ténosynovectomie est souvent nécessaire pour enlever l’inflammation de la gaine du tendon.
Un geste complémentaire sur la branche sensitive du nerf radial peut être proposé.

La voie de la guérisson

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement.
La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Après l’intervention chirurgicale

  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré.
  • Dés la levée de l’anesthésie le blocage ou ressaut a disparu. Recommandations postopératoires : mobiliser activement le doigt opéré.

Cette mobilisation doit être progressive entreprise le jour même de l’opération pour récupérer au plus tôt toute la flexion et surtout toute l’extension de son doigt. Si l’on hésite à retendre complètement son doigt, il y a un risque d’enraidissement secondaire rapide de l’articulation.
Si tel est le cas il est alors nécessaire de porter en post-opératoire une orthèse qui contribuera à redresser le doigt pour éviter l’ankylose articulaire.

Complications

Quelles sont les complications ?

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques.

La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • Les risques liés à l’anesthésie générale ou régionale.
  • L’hématome ou épanchement de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Le risque infectieux est une complication exceptionnelle mais grave.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • La récidive. La tendinopathie peut rarement récidiver. Si cela est le cas, cela pourrait justifier une nouvelle intervention.
  • Des douleurs peuvent persister.
  • La raideur.
  • Risques liés au tabagisme.
Résultats attendus

Les résultats attendus

La greffe vascularisée du scaphoïde est un geste chirurgical bien codifié. Il est efficace sur les douleurs, et permet souvent la récupération d’une certaine mobilité et de la force du poignet.

L’amélioration de la douleur est bonne. Mais cette opération est parfois insuffisante, nécessitant une autre intervention.

L’évolution vers l’arthrose ne peut être exclue.