Traitement médical et chirurgical du doigt à ressaut à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur le doigt à ressaut.

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Qu’est-ce qu’un doigt à ressaut ?

Il s’agit au niveau de la main d’une sensation d’accrochage puis de blocage transitoire lors de la flexion du doigt.

Ce blocage se produit sur le pouce au niveau de la face antérieure de l’articulation métacarpo-phalangienne et pour les 4 derniers doigts au niveau du pli de flexion distal de la paume.

Peut concerner un ou plusieurs doigts, dont le pouce; l’affection pouvant être, dans le temps, bilatérale et symétrique. Plusieurs doigts ne sont pas forcément atteints au même moment.

Le pouce est le doigt le plus fréquemment touché, suivi du médius et de l’annulaire.

Doigt à ressaut

A un stade plus avancé par un blocage du doigt le plus souvent en flexion nécessitant l’aide de l’autre main pour le débloquer, cette manœuvre étant souvent douloureuse.

Lorsque le phénomène est ancien et évolué il peut déjà s’accompagner d’une raideur articulaire qui ne rétrocédera pas avec le seul traitement du doigt à ressaut mais pourrait justifier d’un traitement spécifique.

Origine

Le plus souvent du à une inflammation de la gaine synoviale qui entoure le tendon fléchisseur. Cette inflammation va créer un véritable nodule à l’intérieur du tendon qui va progressivement constituer un obstacle mécanique à la mobilisation du doigt. Ce nodule peut être perçu à la paume en regard du dernier pli de flexion palmaire. L’origine en est le plus souvent rhumatismale.

Il existe des formes, où l’inflammation tendineuse est liée à des gestes mécaniques répétitifs.

Un doigt à ressaut peut apparaître après la cure chirurgicale d’un syndrome du canal carpien sans toutefois en constituer une complication.

Dans des cas plus rares :

  • Le doigt à ressaut fait suite à une plaie partielle d’un tendon fléchisseur.
  • Il existe une forme particulière de doigt à ressaut, congénitale, se révélant dans la petite enfance.

Quels sont les examens complémentaires nécessaires au diagnostic ?

La radiographie ne montre pas de lésion osseuse, mais confirme que la lésion n’est pas d’origine osseuse.

Quels sont les différents traitements possibles ?

Le traitement médical.

Il consiste en la réalisation d’une infiltration de corticoïdes en regard du nodule dont l’efficacité est rapide mais souvent temporaire. Les infiltrations peuvent être répétées mais non multipliées car la cortisone peut à la longue fragiliser le tendon et entraîner une rupture secondaire. Les infiltrations doivent dans tous les cas être de réalisation technique rigoureuse.

Le traitement chirurgical

Lorsque le blocage est bien installé. Il peut être proposé en première ou seconde intention.

C’est la technique chirurgicale utilisée pour la cure d'un doigt à ressaut. Il s’agit d’une inflammation des tendons fléchisseurs et de leur gaine au niveau d’un doigt. Celle-ci entraîne une douleur du doigt avec souvent blocage douloureux, entraînant une gêne fonctionnelle importante.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une libération chirurgicale d’un doigt à ressaut. Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant, en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Déroulement

Déroulement de l'intervention de traitement du doigt à ressaut.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie, une IRM, une échographie mais le diagnostic en demeure clinique.

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Le moment de votre chirurgie est arrivé! Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

On vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

L’opération est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale voire locale, en ambulatoire. Elle consiste par une incision minime de quelque cm à proximité du pli de flexion palmaire à ouvrir partiellement la gaine (poulie) du tendon fléchisseur. Elle est réalisée par une incision cutanée qui utilise le pli de flexion du pouce ou le pli de flexion distal pour les autres doigts car les cicatrices y sont de très bonne qualité. Il s’agit d’un geste rapide, non douloureux. Il est habituellement radical et définitif.

La voie de la guérison

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Après l’intervention chirurgicale

  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré.
  • Dés la levée de l’anesthésie le blocage ou ressaut a disparu. Recommandations post-opératoires : mobiliser activement le doigt opéré. Cette mobilisation doit être progressive entreprise le jour même de l’opération pour récupérer au plus tôt toute la flexion et surtout toute l’extension de son doigt. Si l’on hésite à retendre complètement son doigt, il y a un risque d’enraidissement secondaire rapide de l’articulation. Si tel est le cas il est alors nécessaire de porter en post-opératoire une orthèse qui contribuera à redresser le doigt pour éviter l’ankylose articulaire.
Complications

Quelles sont les complications de la chirurgie du doigt à ressaut ?

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • Les risques liés à l’anesthésie générale ou régionale vous seront expliqués par le médecin anesthésiste lors de votre consultation.
  • L’hématome ou épanchement de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Le risque infectieux est une complication exceptionnelle mais grave. Il est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • La persistance des troubles sensitifs.
  • Des douleurs peuvent persister.
  • Une raideur temporaire peut être observée et peut justifier une rééducation complémentaire, le port d’attelle.
  • Une libération de la gaine du tendon peut entraîner une difficulté à la flexion du doigt, une perte de force.
  • Risques liés au tabagisme.
Résultats attendus

Les résultats attendus

La libération d’un doigt à ressaut est un geste chirurgical bien codifié.

Il est très efficace sur les douleurs, avec souvent disparition immédiate du ressaut, et permet le plus souvent en quelques semaines une totale récupération.

Les récidives en sont exceptionnelles.