Traitement de la maladie de De Quervain à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur la maladie de De Quervain.

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Qu’est-ce que la maladie de De Quervain ?

Qu’est-ce qu’une ténosynovite de De Quervain ?

La ténosynovite de De Quervain est une atteinte inflammatoire de l’enveloppe qui entoure les tendons du court extenseur et du long abducteur du pouce au cours de leur passage dans une gaine commune au niveau de la face externe du poignet dans ce que l’on appelle la tabatière anatomique.

Cette pathologie se rencontre surtout chez la femme entre 25 et 45 ans. Elle est fréquente, favorisée par le sport ou les activités de vie quotidienne qui nécessitent des gestes répétitifs incluant la prise à pleine main et surtout l’utilisation des pinces pouce index

L’irritation débute souvent à l’occasion d’un changement d’activité, d’un choc ou d’une utilisation inhabituelle.

Elle s’entretient ensuite d’ellemême par les frottements des tendons qui devient nodulaire et augmentent de volume dans leur gaine qui est inextensible. Le nodule douloureux, visible et palpable, est formé par l’épaississement des fibres du tunnel et du tissu qui recouvre les tendons.

Enfin, cette affection se voit plus fréquemment au cours de la grossesse ou lors d’une hypothyroïdie.

Comment se manifeste cette affection ?

Elle se manifeste par une tuméfaction douloureuse sous la pointe du radius.

Cette douleur apparaît lors de l’usage, et surtout de l’effort, et se calme avec le repos. Il existe une douleur lorsque l’on palpe cette région, on peut retrouver une sensation de crépitation. La douleur est exagérée lors de certaines manoeuvres. Certains patients se plaignent de fourmillements du dos du pouce.

Quels sont les examens complémentaires nécessaires au diagnostic ?

  • La radiographie simple ne montre pas de lésion osseuse.
  • L’opacification de la gaine des tendons ou ténographie, peut montrer une striction de la gaine tendineuse.
  • L’électromyogramme est parfois utile, il montre une atteinte de la branche superficielle sensitive du nerf radial.
  • Le bilan biologique confirme l’absence d’infection ou de processus inflammatoire.

Le traitement médical est toujours tenté. Il consiste en une mise au repos de l’articulation en évitant les mouvements douloureux ou à l’aide d’une orthèse de repos incluant le pouce. Un traitement anti-inflammatoire avec physiothérapie, glace, ultrasons, ionisations est toujours associé. Les infiltrations seront utilisées à un stade plus avancé.

Les infiltrations locales de cortisone, les anti-inflammatoires et les attelles d’immobilisation (orthèse) ont souvent un effet favorable mais parfois passager.

Injection d’un produit à base de cortisone à l'aide d'une aiguille fine.

Infitrations, Orthèse

Déroulement

Déroulement de l'intervention de traitement de la maladie de De Quervain.

Qu'est-ce que le traitement chirurgical ?

C’est la technique chirurgicale utilisée pour la cure d’une tendinite de De Quervain. Il s’agit d’une inflammation de tendons et de leur gaine au niveau de la base du pouce. Celle-ci entraîne une douleur du pouce et du bord radial du poignet pouvant irradier à l’avant-bras, avec une gêne fonctionnelle importante.
En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une libération chirurgicale d’un tendinite de De Quervain.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant, en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie, une IRM, une échographie mais le diagnostic en demeure clinique.

À quoi s’attendre à l’hôpital

Le moment de votre chirurgie est arrivé ! Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération.
Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie. Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux.

Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie.

Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie. Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

On vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez.

Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie loco-régionale.

Le chirurgien réalise une incision transversale ou longitudinale. Elle consiste en une ouverture de la poulie qui est à la base du frottement tendineux, avec soit élargissement soit résection de celleci. Une ténosynovectomie est souvent nécessaire pour enlever l’inflammation de la gaine du tendon. Un geste complémentaire sur la branche sensitive du nerf radial peut être proposé.

La voie de la guérison

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Complications

Les complications éventuelles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques.

La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hématome
  • Le risque infectueux.
  • Les ennuis cicatriciels
  • Les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, responsable de douleurs, de gonflement et pouvant aboutir à une raideur de l’articulation, et des articulations du voisinage.
  • La récidive
  • Des douleurs
  • La raideur
  • Risques liés au tabagisme
Résultats attendus

Les résultats attendus

La libération d’une tendinite de De Quervain est un geste chirurgical bien codifié.

Il est très efficace sur les douleurs et la fonction et permet le plus souvent en quelques semaines une totale récupération.
Les récidives en sont exceptionnelles.