Fracture de doigt à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur les fractures de doigt.

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De quoi s’agit-il ?

Les lésions traumatiques des phalanges des doigts sont fréquentes, lors de la pratique du sport, chez les travailleurs manuels, mais également lors des activités quotidiennes courantes.

En l’absence de traitement, ces lésions peuvent évoluer non seulement vers une déformation permanente de l’extrémité digitale, mais elles peuvent également parfois retentir sur l’ensemble de la fonction du doigt. Elles sont susceptibles d’entrainer une importante raideur en l’absence d’un traitement adapté ou en cas d’échec de celui ci.

Les fractures, qu’est-ce que c’est ?

Fracture de la première phalange :

Elles représentent un risque important de raideur. Les formes stables et strictement non déplacées peuvent être traitées sans opération par une immobilisation de 6 semaines (traitement "orthopédique" par gantelet ou attelle de THOMINE). Les formes instables ou déplacées doivent être opérées.

L’intervention est le plus souvent réalisée par un simple brochage "percutané", c’est à dire sans ouvrir le doigt.

Rarement, il est nécessaire d’avoir recours à des vis ou des plaques. L’opération est également suivie d’une immobilisationmais qui peut généralement être plus courte qu’en cas de traitement orthopédique.

La rééducation doit être longue et bien suivie, afin de limiter le risque de raideur. Par la suite, en cas enraidissement résistant à la rééducation, et peut proposer une opération de libération des tendons voire des articulations (ténolyse voire ténoarthrolyse), afin de détruire les adhérences et de faciliter leur coulissement.

Fracture de la deuxième phalange :

Elles sont souvent accessibles à un traitement non chirurgical par simple attelle pendant 3 à 4 semaines.
Au delà, le risque d’enraidissement prédomine sur le bénéfice de maintenir l’immobilisation.

Néanmoins la fracture n’est pas encore solide et la prudence est de rigueur jusqu’au troisième mois, délai auquel les prises de force sont autorisées.

En cas de déplacement important ou si la fracture est articulaire, il existe un important risque de raideur, et un geste chirurgical est nécessaire.

Par la suite, en cas enraidissement résistant à la rééducation, et peut proposer une opération de libération des tendons voire des articulations (ténolyse voire téno-arthrolyse), afin de détruire les adhérences et de faciliter leur coulissement.

Les fractures au doigt sont fréquentes, lors de la pratique du sport, chez les travailleurs manuels, mais également lors des activités quotidiennes courantes.

Le diagnostic

Le diagnostic est principalement clinique. Le patient rapporte la notion d’un traumatisme du doigt. La traduction clinique est variée ce qui nécessite un examen clinique systématique et comparatif. Le diagnostic est évident devant une déformation caractéristique, une douleur, un oedème.

Cependant en l’absence de déformation ou d’autres signes la radiologie est systématique avec des clichés interprétables de face, profil strict, 3/4. Le scanner, l’I.R.M. ont une place restreinte, avec des indications ponctuelles.

Une radiographie est obligatoire pour évaluer l’existence d’une fracture et ses caractéristiques : taille du fragment osseux, déplacement, existence d’une lésion articulaire, d’une subluxation palmaire ou dorsale d’une articulation de voisinage...

Déroulement

Déroulement de l'opération de la fracture de doigt

Quel traitement ?

Les techniques sont nombreuses et leur choix affaire et une affaire d’école et d’expérience. Les traitements engagés ont pour but d’axer le doigt et de permettre une récupération de la mobilité
rapide et intégrale. Pour cela il faut préserver ou restaurer l’anatomie et privilégier :

  • la stabilité pour le pouce
  • la mobilité pour les doigts longs
  • fracture déplacée ou instable : traitement chirurgical
  • fracture non déplacée : traitement orthopédique

Le traitement conservateur

Le traitement doit aboutir à la consolidation osseuse en conservant sa longueur exacte, son axe. Pour cela, il n’est pas indispensable de réaliser une intervention chirurgicale : il suffit que les deux extrémités soient maintenues au contact pendant toute la durée de la consolidation.

Une simple attelle, un gantelet plâtré en bonne position maintenant le doigt suffit. Mais il faut maintenir cette position pendant l’obtention d’une "certaine consolidation", c’est à dire un mois environ.

L’attelle doit être conservée parfaitement en place et en permanence pendant la période prescrite. Elle obéit à des règles communes à la quasi totalité des fractures des doigts. Il faut adopter une position de tension ligamentaire et de détente des intrinsèques.

En cas de traitement orthopédique, la réduction millimétrique n’est pas impérative. La surveillance du traitement est essentielle et fait partie du « contrat thérapeutique ». Elle est à la fois clinique et radiographique jusqu’à consolidation (3 à 4 semaines.), jusqu’à stabilisation fonctionnelle. Il ne faut pas pour autant multiplier les radiographies.

Quels résultats attendre du traitement conservateur ?

Le traitement conservateur donne, dans l’ensemble, des résultats corrects sans être éblouissants. Les critères espérés sont les suivants : Flexion normale, extension active normale, pas de douleurs et patient satisfait.

Objectivement, tous les malades se plaignent d’inconfort. On peut observer une diminution de la flexion, une extension incomplète.

Certains patients se plaignent de douleurs légères, au froid en particulier.

On peut rencontrer une pseudarthrose, ou pincement articulaire, une subluxation articulaire ou des signes discrets d’arthrose en cas de fracture associée. Toutefois la qualité du remodelage articulaire a également été souligné par de nombreux auteurs et justifient, pour la plupart, une attitude conservatrice.

Les causes possibles d’échecs du traitement conservateur sont : un traitement trop tardif avec interposition d’un cal fibrineux empêchant la réduction, une consolidation avec déformation du doigt, une luxation intra-articulaire de l’extrémité proximale qui entraîne une récidive immédiate à l’arrêt de l’attelle.

Le traitement chirurgical ?

Traitement chirurgical nécessite 3 étapes essentielles :

  • réduction
  • contention
  • rééducation

Quelles sont les techniques possibles ?

De nombreuses techniques d’ostéosynthèse sont possibles. Elles utilisent les vissages, broches, plaque vissée, fixateur externe... Il faut parfois y associer une contention orthopédique, une attelle, une orthèse.

L'opération de fracture de doigt : elles utilisent les vissages, broches, plaque vissée, fixateur externe . . .Il faut parfois y associer une contention orthopédique, une attelle, une orthèse.

La lutte contre l’oedème ++ est importante, car celui-ci diminue la mobilité, infiltre les tissus, engendre une sclérose, adhérences tissulaires.

La surélévation de la main, la mobilisation précoce (patient, kinésithérapeuthe des segments digitaux) sont des facteurs de lutte contre cet oedème.

La rééducation est indissociable de tout traitement en pathologie traumatique de la main. Absente ou mal conduite , cela aboutit alors souvent à une raideur.

Quels résultats attendre du traitement chirurgical ?

L’objectif est de privilégier la stabilité pour le pouce et la mobilité pour les doigts longs. Mieux vaut un traitement avec réduction imparfaite et un doigt mobile, qu’un doigt raide, parfaitement réduit.

Les critères espérés sont les suivants : flexion normale, extension active normale, pas de douleurs et patient satisfait.

Complications

Quelles sont les complications ?

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques.

La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • Les risques liés à l’anesthésie générale ou régionale vous seront expliqués par le médecin anesthésiste lors de votre consultation.
  • l’hématome ou épanchement de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Le risque infectieux est une complication exceptionnelle mais grave.
  • Les ennuis cicatriciels : les cicatrices sont exposées aux désunions de la cicatrice, nécroses (mort de la peau).
  • Les troubles sensitifs. Il s’agit d’une complication qui touche les nerfs situés près de la zone opératoire qui peuvent souffrir lors des manipulations ou plus rarement à une section partielle ou totale.
  • Une blessure accidentelle des tendons. Il s’agit d’une complication très rare, qui touche les tendons situés près de la zone opératoire.
  • Un oedème
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, responsable de douleurs, de gonflement et pouvant aboutir à une raideur de l’articulation, et des articulations du voisinage.
  • La persistance des troubles sensitifs peuvent survenir. Les hypersensibilités au froid sont fréquentes.
  • Des douleurs peuvent persister. Dans de rares cas, certaines personnes peuvent continuer à souffrir alors qu’il n’y a pas d’explication, aucune cause évidente décelée, et que tout est satisfaisant sur les radiographies.
  • La raideur. Une raideur temporaire peut être observée et peut s’améliorer plus de 6 mois après.
  • Les dystrophies unguéales. Imprévisibles et d’apparition retardée, elles sont dues au retentissement de la rupture du tendon sur la matrice très proche.
  • Déformations
  • Une diminution de la force. La force reste souvent limitée pendant plusieurs mois.