Ostéosynthèse d’une fracture du radius à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'ostéosynthèse d'une fracture du radius.

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Qu’est-ce que c'est ?

C’est la technique chirurgicale utilisée pour le traitement d’une fracture du poignet. Il s’agit de la mise en place, par voie dorsale ou palmaire, d’une plaque pour stabiliser une fracture du poignet.
Celle-ci survient dans un contexte traumatique, mais une ostéoporose associée favorisera la fracture.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une synthèse par plaque d’une fracture du poignet. Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant, en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Déroulement

Avant le traitement

Le bilan d’imagerie repose sur les radiographies, parfois complétées par un scanner ou d’autres examens, mais le diagnostic en demeure clinique.

Quel traitement ?

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale ou locorégionale. Le chirurgien réalise une incision palmaire ou dorsale.

Elle consiste en la mise en place d’une plaque, après réduction de la fracture, pour permettre la consolidation de celle-ci.

L’utilisation pendant l’intervention d’un amplificateur de brillance (radiographies pendant l’opération) est fréquemment justifiée. L’utilisation complémentaire d’autre matériel (broches, fixateur externe) peut être indiqué en fonction de la fracture et des conditions locales.

Après l’intervention

L’hospitalisation est le plus souvent ambulatoire.

La mobilisation des doigts est immédiate. La surveillance ultérieure des pansements, la couverture anti douleurs ainsi que les rendez-vous de contrôle vous seront indiqués au cas par cas par votre chirurgien.

Des soins de pansement seront à réaliser à domicile pendant toute la période de cicatrisation, les fils ou agrafes seront enlevés dans un délai précisé par le chirurgien (en général 10 à 15 jours).

Une immobilisation temporaire (attelle, plâtre) est souvent effectuée. Sa durée dépend de la fracture, des conditions locales et de la stabilité de la fracture. Une rééducation immédiate ou secondaire est souvent indiquée, la durée de celle-ci est très variable de plusieurs semaines à plusieurs mois.

Complications

Les complications éventuelles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques.

La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hématome ou épanchement de sang.
  • Le risque infectueux.
  • Une fracture osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels
  • La atteinte nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications veineuses aux membres supérieurs sont exceptionnelles.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Une constipation.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une raideur temporaire peut être observée et peut justifier une rééducation complémentaire.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, responsable de douleurs, de gonflement et pouvant aboutir à une raideur de l’articulation, et des articulations du voisinage.
  • Une déformation séquellaire du poignet (cal vicieux) souvent par raccourcissement ou par tassement secondaire, n’est pas rare.
  • Une atteinte ligamentaire associée n’est pas rare non plus, pouvant justifier une intervention secondaire.
  • Le temps de consolidation est variable. Un retard de consolidation voire une non consolidation (pseudarthrose) est rare, pouvant justifier un traitement voire une intervention complémentaire.
  • L’infection tardive survient soit par voie sanguine à partir d’un foyer infectieux.
  • Les cicatrices peuvent rester gonflées et sensibles pendant plusieurs semaines.
  • Des douleurs en regard ou au voisinage de la zone opératoire peuvent persister
Résultats attendus

Les résultats attendus

La synthèse par plaque d’une fracture du poignet est un geste chirurgical bien codifié. Il permet une synthèse de la fracture. La cicatrisation cutanée est obtenue après 15 jours et la cicatrisation osseuse après plusieurs semaines. La douleur, ou la gêne causée par le matériel, disparaît en générale après 45 jours.

La durée d’évolution et le résultat final sont très variables.

La reprise des activités ou du sport est autorisée après ce délai.

Les séquelles sont fréquentes, liées au type de fracture, et à d’autres éléments imprévisibles.