Arthrodèse de l'articulation inter-phalangienne du gros orteil à Nîmes (Gard).

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'arthrodèse de l'articulation inter-phalangienne du gros orteil.

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Qu’est ce que c’est ?

C’est le blocage définitif de l’articulation du gros orteil pour traiter, soit une déformation du gros orteil (hallux valgus, hallux varus), soit une atteinte articulaire (arthrose ou rhumatisme).

L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation de la déformation avec l’apparition d’une tuméfaction rouge sur le côté du pied (bursite).

En cas d’arthrose ou d’arthrite, l’évolution sera une augmentation des douleurs et de la destruction articulaire. S’en suivront des déformations des petits orteils (griffes).

Il n’existe pas de traitement médical à l’hallux valgus. Les semelles orthopédiques visent surtout à limiter les atteintes sur les autres orteils.

Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie est possible.

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement médical.

Il n’existe pas vraiment de traitement médical dont l’efficacité soit avérée. Le traitement médical précoce soulage la pression sur l’oignon et les orteils voisins mais ne corrige pas la déformation, l’arthrose....

Le traitement chirurgical.

Il est envisagé après échec du traitement médical devant des douleurs persistantes, en cas de déformation importante ou devant l’apparition d’une complication.

Il corrige la déformation, supprime la douleur, et rend au gros orteil son rôle propulseur.

Il est le seul traitement adapté susceptible d’apporter une amélioration durable.

Arthrodèse du gros orteil

Est-t-il préférable d’attendre le plus tard possible avant de se faire traiter ?

Plusieurs variables doivent être prises en compte.

Dans plusieurs cas, il y a un début de luxation entre le métatarsien et la phalange, et ils vont définitivement progresser. Il risque d’y avoir des déformation secondaires (affaissement du 2ème métatarsien, orteil en griffe...)

Donc plus la chirurgie est tardive, plus celle-ci risque d’être complexe et les résultats ne seront jamais aussi bon qu’une chirurgie faite au temps optimal. Quel est donc ce temps optimal ? Il faut tout d’abord être symptomatique. Une chirurgie de ce type nécessite une bonne motivation.

Quelles sont les techniques ?

De nombreuses techniques sont possibles : on peut réaliser de façon isolée ou associée des gestes sur les articulations, les tendons, la capsule articulaire, les os.

Votre chirurgien vous exposera toutes les possibilités adaptées à votre cas en évaluant la balance bénéfice-risque.

Déroulement

Comment se passe l’intervention ?

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Le moment de votre chirurgie est arrivé! Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie.

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

On vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention.

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale. Une cicatrice est réalisée à la face médiale du pied adaptée selon les cas. Les surfaces articulaires abîmées sont enlevées pour corriger les déformations et obtenir une fusion définitive de l’articulation.

La fixation est faite en fonction du chirurgien et des conditions locales, par des agrafes, des vis, une plaque...

Des gestes complémentaires peuvent être nécessaire en fonction des déformations associées (ostéotomie des métatarsiens latéraux, adaptation de longueurs des tendons, blocage des autres orteils...).

La voie de la guérison.

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Après l’intervention chirurgicale.

  • Vous pourriez une radiographie de contrôle.
  • Vous pourriez subir des prises de sang pour des analyses.
  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré.
  • Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés le jour même sauf avis contraire du chirurgien. La marche avec appui est autorisée avec une chaussure adaptée qui vous été prescrite. Cette chaussure sera conservée pendant un mois à 45 jours en moyenne.
  • Vous pourriez avoir la visite du kinésithérapeute, lequel vous aidera à faire les exercices visant à recouvrer votre mobilité.

Préparer le retour à la maison.

La durée de votre séjour à l’hôpital dépendra de votre état de santé général. L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation.

 

Complications

Complications.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hémarthrose ou épanchement de sang dans l’articulation ou collection de sang dans les tissus situés autour de l’articulation (hématome).
  • Les infections. Ce sont les complications graves après une chirurgie. L’infection profonde est rare.
  • Une fracture osseuse : il s’agit là d’une complication qui est due à une fragilité osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels : les cicatrices sont exposées aux désunions de la cicatrice, nécroses (mort de la peau).
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème. Il se peut que le membre opéré soit enflé pendant les premières semaines qui suivent la chirurgie.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une consolidation osseuse difficile. Le temps de consolidation est variable.
  • Un défaut d’appui ou de positionnement, peut être constaté lors de la reprise de la marche, et entraîner soit une reprise chirurgicale, soit une semelle orthopédique.
  • Une infection peut survenir tardivement.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • Une raideur temporaire des articulations de voisinage (articulation distale du gros orteil par exemple) peut être observée et peut justifier une rééducation complémentaire.
  • Une déformation des orteils voisins peut apparaître par la suite.
  • Risques liés au tabagisme. Il est établi que le tabagisme multiplie par 2 à 4 le risque de complications postopératoires, et en particulier celui d’infection et de nécrose cutané.
Résultats attendus

Les résultats attendus.

Le bénéfice attendu est un chaussage confortable et indolore.

Le blocage articulaire limite la hauteur de talons à environ 3 centimètres selon la conception de la chaussure. La montée sur demi-pointes sera impossible, par contre la pratique sportive n’est pas limitée.

Le résultat est habituellement obtenu en trois mois, il peut mettre jusqu’à six mois pour se stabiliser.

La durée d’évolution et le résultat final sont très variables.

Les séquelles sont fréquentes, liées au type de pathologie, et à d’autres éléments imprévisibles.