Arthrodèse de l'articulation inter-phalangienne des orteils à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'arthrodèse de l'articulation inter-phalangienne des orteils.

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Qu'est-ce que c'est ?

C’est le blocage définitif de l’articulation interphalangienne d’un orteil, pour traiter une griffe d’orteil.

L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation de la déformation avec l’apparition d’un cor par frottement dans la chaussure.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une arthrodèse de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) d’un orteil.

Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives.

Il va de soi que votre chirurgien pourra, le cas échéant en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quels sont les traitements possibles ?

Il n’existe pas de traitement médical.

On peut adapter le type de chaussure. Les semelles, les orthoplasties en évitant frottement, vont limiter le conflit et l’apparition du cor, mais n’empêcheront pas la déformation.

Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie est possible.

Schéma de l'orteil en griffe. Opération de l'avant-pied.

Il existe de nombreuses techniques chirurgicales pour traiter une griffe d’orteil. Chacune a des indications en fonction des particularités, des avantages et inconvénients.

Leur principe est différent : geste sur les tendons( section, allongement, transferts...) sur les articulations (capsulotomies, arthrolyse, section de ligaments, arthroplasties, arthrodèses ...) sur les os (ostéotomies ...).

Votre chirurgien évoquera ces techniques avec une réflexion balance bénéficerisque.

Visites de suivi

Votre chirurgien vous demandera de revenir pour des visites de suivi. Vous serez revu en consultation avec des radiographies.

Les échéanciers des consultations peuvent être différents puisque chaque personne guérit différemment.

Pour faire le suivi de votre rétablissement, consignez vos progrès. Le fait de noter par écrit la façon dont vous vous sentez, ce que vous êtes capable de faire vous facilite, ainsi qu’à ceux qui
vous aident, la prise en charge de votre rétablissement.

Cochez ou notez quotidiennement les changements pendant les quatre semaines qui suivent la chirurgie. Cette méthode vous aidera à évaluer vos progrès et à reconnaître la présence d’une situation inattendue.

Vous pouvez également faire part de ces renseignements à votre chirurgien lors du suivi, ou si vous présentez une complication.

Déroulement

Comment se passe l’intervention ?

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Le moment de votre chirurgie est arrivé! Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux.

Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien.

Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie.

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration.

Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection.

On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

On vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie.

À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale. Une cicatrice est réalisée à la face dorsale de l’orteil. Les surfaces articulaires abîmées sont enlevées pour corriger les déformations et obtenir une fusion définitive de l’articulation.

La fixation est faite en fonction du chirurgien et des conditions locales, soit par un tuteur intraosseux, soit par une broche mais qui devra être enlevée au bout de 3 à 6 semaines.

Des gestes complémentaires peuvent être nécessaire en fonction des déformations associées (ostéotomie du métatarsien, gestes tendineux ou ligamentaires...).

Après l’intervention chirurgicale.

  • Vous pourriez une radiographie de contrôle.
  • Vous pourriez subir des prises de sang pour des analyses.
  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré.
  • Immédiatement après l’intervention, l’immobilisation est assurée par un simple pansement.

Préparer le retour à la maison.

L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation. Avant de quitter l’hôpital :

  • On vous avisera des soins.
  • Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez.
  • On vous informera des restrictions qui s’appliquent entre autres à l’exercice, au bain, à l’alimentation, etc...
  • Vous recevrez une ordonnance pour tous les médicaments dont vous aurez besoin.
  • La planification de votre sortie de l’hôpital sera revue avec vous. Dans la plupart des cas, vous devrez trouver quelqu’un pour vous ramener à la maison.

Le reste de votre rétablissement et de votre réadaptation commence une fois que vous êtes à la maison.

Ce sera un travail difficile, mais faire de l’activité aidera votre organisme à guérir et contribuera à vous faire sentir mieux, ce qui entraînera une plus grande mobilité, une réduction de la douleur et une plus grande liberté de faire les choses que vous aimez.

Complications

Complications éventuelles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • La douleur Il est assez courant de continuer à ressentir de la douleur autour de la zone opératoire.
  • Un oedème du membre opéré est habituel. C’est pourquoi il vous est recommandé de garder le pied surélevé.
  • Une immobilisation temporaire avec les orteils voisins est le plus souvent effectuée. Sa durée dépend des conditions locales et de la stabilité de la synthèse.

Plusieurs mois peuvent s’écouler avant que vous n’obteniez les résultats escomptés, donc ne vous découragez pas. L’amélioration se fait lentement.

Il a été démontré que même après un an ou plus, l’activité peut augmenter à mesure que la force musculaire continue à s’améliorer.

Les risques :

  • L’hémarthrose
  • Le risque infectieux.
  • Les ennuis cicatriciels : les cicatrices sont exposées aux désunions de la cicatrice, nécroses (mort de la peau).
  • Les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Une blessure accidentelle des petits vaisseaux.
  • Un œdème. Il se peut que le membre opéré soit enflé pendant les premières semaines qui suivent la chirurgie.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications cardiovasculaires.
  • Un délire postopératoire.
  • Une rétention urinaire.
  • Des nausées.
  • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une consolidation osseuse difficile.
  • Un défaut d’appui ou de positionnement.
  • Une infection
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
Résultats attendus

Les résultats attendus.

L’objectif est simple : obtenir un orteil droit, indolore, sans avoir de conflit avec la chaussure et les orteils voisins. Le résultat est obtenu en 45 jours à trois mois.
La rectitude de l’orteil va permettre un chaussage confortable et non conflictuel.
 
La durée d’évolution et le résultat final sont très variables. Les séquelles sont fréquentes, liées au type de pathologie, et à d’autres éléments imprévisibles.