Arthrodèse de cheville à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'arthrodèse de cheville.

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Quels sont les traitement de l’arthrose de la cheville ?

Ne rien faire

La guérison de l’arthrose n’est pas possible spontanément mais les conséquences (marche, handicap, douleur...), si elles sont tolérées, doivent entraîner une abstention thérapeutique.

Il n’y a pas de raisons médicales qui doivent faire conseiller une intervention.

En effet, l’indication d’une éventuelle intervention dépend uniquement de l’importance des douleurs, de la gêne fonctionnelle et du souhait du patient d’être soulagé. Le rôle du médecin ou du chirurgien n’est pas de prendre la décision, mais de faire un diagnostic précis et d’apporter au patient toutes les informations pour lui permettre de décider du traitement le plus approprié.

Ce principe est d’autant plus valable qu’il n’y a pas d’urgence. Cela ne complique pas une éventuelle opération faite ultérieurement si elle devenait nécessaire en raison de l’aggravation de la symptomatologie fonctionnelle. La seule conséquence de cette temporisation peut-être bien sûr la persistance ou l’aggravation des douleurs, que le patient est seul à pouvoir apprécier. Il ne faut pas se faire opérer si la gêne douloureuse est minime, tout à fait supportable et sans conséquence sur la vie quotidienne.

Le traitement médical

C’est dans de tels cas que le traitement médical (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations, viscosupplémentation) peut parfois être efficace sur les douleurs et permettre de retarder ou d’éviter l’intervention.

A l’opposé, il serait dommage de se gâcher la vie en souffrant et en réduisant ses activités, alors qu’il est possible d’être amélioré par une opération.

Les gestes conservateurs

Même en présence d’arthrose de la cheville, un geste conservant l’articulation naturelle peut améliorer fortement l’état fonctionnel. Il s’agit de correction de cal vicieux, d’ostéotomie supra-malléolaire, de plastie ligamentaire...

Néanmoins, cela n’empêchera pas l’évolution à long terme de l’arthrose, même si elle peut en retarder les effets. En cas d’évolution défavorable, il faudra discuter d'une arthrodèse ou une arthroplastie. Elle est parfois un préalable nécessaire avant l’arthroplastie.

L’arthrodèse tibio-talienne

Elle est encore considérée actuellement comme le « gold standard »du traitement chirurgical de l’arthrose et des arthropathies avancées de la cheville en raison de son applicabilité à la majorité des patients, du soulagement efficace de la douleur, du maintien de la stabilité de l’arrière-pied et des très bons résultats à moyen terme. Néanmoins, la revue critique des patients à long terme remet la qualité des résultats en question. En fait, l’arthrodèse talo-crurale présente

  • d’une part un caractère irréversible, du moins dans l’état actuel des connaissances validées.
  • D’autre part, elle engendre des contraintes élevées sur les articulations adjacentes qui sont alors exposées à une dégénérescence précoce, en particulier sur le genou qui est actuellement aussi symptomatique. En cas d’ankylose douloureuse progressive des articulations sous-jacentes, les patients n’ont souvent d’alternative que l’arthrodèse d’autres articulations du pied.

Arthrodèse tibio-talienne

Arthrodèse tibio-talienne

Après une arthrodèse de cheville, la mobilité totale du pied par rapport à la jambe diminue de 70% à 100% dans le plan sagittal. L’immobilité de la cheville est partiellement compensée par le médio-pied et par l’avant-pied dans le plan sagittal et par l’arrière-pied dans le plan coronal.

L’arthroplastie totale de cheville

Sur la base des résultats encourageants à court et moyen terme obtenus avec les implants de troisième génération chez des patients soigneusement sélectionnés, et bien qu’elle nécessite la poursuite d’une recherche fondamentale et clinique à long terme, bouscule cette notion de gold standard et s’impose de manière croissante comme une alternative viable à l’arthrodèse de cheville.

Prothèse tibio-talienne

Prothèse tibio-talienne

Qu’est-ce que c’est ?

L’arthrodèse de cheville est une intervention chirurgicale qui a pour but de fusionner les surfaces articulaires de la cheville (tibia et astragale).

Les causes de l’atteinte articulaire sont les plus souvent l’arthrose, plus rarement un rhumatisme articulaire, une fracture ou une rupture ligamentaire ancienne.

L’évolution en l’absence de traitement est la persistance ou l’aggravation des douleurs. Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie d’arthrodèse est possible.

Déroulement

Déroulement de l'intervention de l'arthrodèse de cheville.

À quoi s’attendre à l’hôpital ?

Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux. Présentez-vous à la clinique le jour et à l’heure d’entrée indiqués. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

Si vous avez subi une chirurgie plus importante, on vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie. À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale. Une cicatrice est réalisée à la face antérieure ou latérale de la cheville de taille adaptée selon les cas. Les surfaces articulaires sont coupées (tibia et astragale), puis fixées par différents moyens (plaque, vis, agrafe, clou...). A la fin de l’intervention, un drain est laissé en place permettant d’évacuer l’hématome.

Le drain sera enlevé sur prescription (en général un ou plusieurs jours). Une botte d’immobilisation est mise en place pour six à douze semaines.

La voie de la guérison

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Le jour suivant l’intervention chirurgicale.

  • Vous pourriez subir des prises de sang pour des analyses.
  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré pendant deux à trois jours.
  • Immédiatement après l’intervention, l’immobilisation est assurée par une botte amovible ou un plâtre ouvert permettant de surveiller la jambe. Au quatrième ou cinquième jour, le chirurgien, selon l’intervention effectuée, peut proposer une immobilisation, soit par botte amovible, soit par plâtre, durant trois semaines.
  • Vous pourriez avoir la visite du kinésithérapeute, lequel vous aidera à faire les exercices visant à recouvrer votre mobilité.
Complications

Les complications potentielles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hémarthrose ou épanchement de sang dans l'articulation ou collection de sang dans les tissus situés autour de l'articulation.
  • Une perte sanguine (anémie).
  • Les infections.
  • Une technique opératoire insuffisante, une mauvaise position de l’arthrodèse peut avoir des conséquences mécaniques sérieuses et imposer une nouvelle intervention.
  • Une fracture osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Complications cutanées.
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications veineuses.
  • Les embolies graisseuses.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • La consolidation osseuse est obtenue dans un délai de trois mois, l’absence de fusion osseuse après six mois signe la faillite de la consolidation osseuse (pseudarthrose) et nécessite une ré-intervention en fonction des douleurs ressenties.
  • Une infection peut survenir tardivement soit par voie sanguine à partir d’un foyer infectieux (peau, urines, bronches, vésicule, sinus, etc.) soit du fait d’une contamination opératoire passée inaperçue.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • Un épanchement chronique (gonflement) de la cheville.
  • Des douleurs en regard de la cheville peuvent persister.
  • Risques liés au tabagisme.

 

Résultats attendus

Les résultats attendus.

La récupération et la marche fluide nécessitent un délai de 12 à 18 mois.

Le résultat attendu est une marche sans douleur à pas lents (promenade).

Les activités professionnelles sont généralement reprises après 6 à 12 mois (très variable en fonction de la profession et des cas). Du fait du blocage de la cheville, une adaptation du poste de travail peut être nécessaire.

Les activités physiques sont autorisées après plusieurs mois. Elles dépendent du niveau physique du patient et sont à valider avec votre chirurgien.