Arthrodèse sous talienne à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'arthrodèse sous talienne.

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L’arthrodèse sous-talienne est encore considérée actuellement comme le « gold standard »du traitement chirurgical de l’arthrose et des arthropathies avancées de l’articulation sous-talienne en raison de son applicabilité à la majorité des patients, du soulagement efficace de la douleur, du maintien de la stabilité de l’arrière-pied et des très bons résultats à moyen terme.

Il n’existe pas pour le moment de prothèses de cette articulation.

Cette arthrodèse a cependant des conséquences :

  • d’une part un caractère irréversible, du moins dans l’état actuel des connaissances validées.
  • D’autre part, elle engendre des contraintes plus élevées sur les articulations adjacentes qui sont alors exposées à une dégénérescence précoce, en particulier sur la cheville, le genou.
  • C’est un geste néanmoins éprouvant et il nécessite une réadaptation de plusieurs mois. Une adaptation voir un changement de poste de travail peut être nécessaire.
  • Après une arthrodèse sous-talienne, la mobilité du talon diminue 100% dans le plan coronal. La mobilité de la cheville, de l’avant-pied est conservée. Le blocage de l’articulation sous-talienne entraîne une perte d’adaptation du pied au sol avec une gêne notamment sur les sols en devers et les terrains mous comme le sable.

Arthrodèse sous talienne

 

Qu’est-ce que c’est ?

L’arthrodèse subtalienne est une intervention chirurgicale qui a pour but de fusionner les surfaces articulaires de l’articulation sous-talienne (calcaneus et talus).

Les causes de l’atteinte articulaire sont les plus souvent l’arthrose, plus rarement un rhumatisme articulaire, une fracture.

L’évolution en l’absence de traitement est la persistance ou l’aggravation des douleurs. Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie d’arthrodèse est possible.

Déroulement

Déroulement de l'intervention de l'arthrodèse sous talienne.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

À quoi s’attendre à l’hôpital

Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux.

Présentez-vous à la clinique le jour et à l’heure d’entrée indiqués. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

Si vous avez subi une chirurgie plus importante, on vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie. À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale. Une cicatrice est réalisée à la face latérale ou médiale de la cheville de taille adaptée selon les cas.

Dans certains cas cette chirurgie peut être réalisée sous arthroscopie. Les surfaces articulaires sont coupées (talus, calcaneus et os naviculaire), puis fixées en générale par des vis agrafes, plaques, clous ...

A la fin de l’intervention, un drain est parfois laissé en place permettant d’évacuer l’hématome. Le drain sera enlevé sur prescription (en général un ou plusieurs jours). Une botte d’immobilisation est mise en place pour six à douze semaines.

La voie de la guérison

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Le jour suivant l’intervention chirurgicale.

  • Vous pourriez subir des prises de sang pour des analyses.
  • Vous devriez pouvoir manger et boire tout ce que vous pouvez tolérer.
  • Vous pourriez recommencer à prendre vos médicaments habituels et des médicaments pour maîtriser la douleur.
  • Il se peut que l’on retire le cathéter, s’il y a lieu, et que l’on vous demande de vous lever et d’utiliser les toilettes.
  • Un traitement anti-douleur est systématiquement instauré pendant deux à trois jours.
  • Immédiatement après l’intervention, l’immobilisation est assurée par une botte amovible ou un plâtre ouvert permettant de surveiller la jambe. Au quatrième ou cinquième jour, le chirurgien, selon l’intervention effectuée, peut proposer une immobilisation, soit par botte amovible, soit par plâtre, durant trois semaines.
  • Vous pourriez avoir la visite du kinésithérapeute, lequel vous aidera à faire les exercices visant à recouvrer votre mobilité.
Complications

Les complications éventuelles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hématome ou épanchement ou collection de sang dans les tissus situés autour de la zone opératoire.
  • Une perte sanguine (anémie).
  • Le risque infectieux.
  • Une technique opératoire insuffisante, une mauvaise position de l’arthrodèse peut avoir des conséquences mécaniques sérieuses et imposer une nouvelle intervention.
  • Une fracture osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Complications cutanées.
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications cardiovasculaires.
  • Un délire postopératoire.
  • Une rétention urinaire.
  • Constipation.
  • Des nausées.
  • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une consolidation osseuse difficile.
  • L’infection tardive survient soit par voie sanguine à partir d’un foyer infectieux (peau, urines, bronches, vésicule, sinus, etc.) soit du fait d’une contamination opératoire passée inaperçue.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • Des douleurs en regard ou au voisinage de la zone opératoire peuvent persister.
  • Le confort de marche dépend du positionnement de l’arthrodèse, cela pourra nécessiter des semelles orthopédiques, un chaussage adapté, voire une ré-intervention pour repositionnement.
  • Le blocage d’une articulation entraînera une sur sollicitation des autres articulations du pied, qui pourront se dégrader à long terme et nécessiter elles-mêmes une prise en charge chirurgicale.
Résultats attendus

Les résultats attendus.

La récupération et la marche fluide nécessitent un délai de 6 à 12 mois.

Le résultat attendu est une marche sans douleur.

Le blocage de l’articulation sous-talienne entraîne une perte d’adaptation du pied au sol avec une gêne notamment sur les sols en devers et les terrains mous comme le sable.

Les activités professionnelles sont généralement reprises après 6 à 12 mois (très variable en fonction de la profession et des cas). Du fait du blocage de l’articulation sous-talienne, une adaptation du poste de travail peut être nécessaire.

Les activités physiques sont autorisées après plusieurs mois. Elles dépendent du niveau physique du patient et sont à valider avec votre chirurgien.