Arthroscopie de la cheville à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur l'arthroscopie de la cheville.

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De quoi s'agit-il ?

L'arthroscopie de cheville est une technique d'exploration articulaire permettant d'éviter une chirurgie "classique", à l'origine de certaines complications (cicatrice, œdème prolongé, raideur...). Elle suit le développement des techniques arthroscopiques appliquées aux autres articulations.

Qu'est-ce qu'une arthroscopie de cheville ?

Il s'agit d'une intervention chirurgicale qui grâce à une caméra vidéo miniaturisée et à des instruments micro-chirurgicaux (mécaniques ou motorisés), va permettre de diagnostiquer et surtout de traiter une pathologie de l'articulation (douleurs, gonflement, craquements, raideur).

Les atteintes les plus fréquentes concernent la synoviale, les ligaments ou les cartilages.

Il s'agit d'une technique mini-invasive (2 à 3 incisions punctiformes), ce qui facilite la récupération fonctionnelle.

Pendant toute l'intervention (effectuée au bloc opératoire sous anesthésie générale ou loco-régionale), la cheville est gonflée avec du liquide (sérum physiologique).

Cette articulation étant peu accessible (fermée), un système de distraction est souvent utilisé.

Présentation de 3 photos montrant l'arthroscopie de la cheville sur un patient

Arthroscopie diagnostique :

Exploration systématique et méthodique de toute l'articulation, la plupart des gestes pouvant être effectués avec seulement deux voies d'abord antérieures

Arthroscopie thérapeutique :

- En fonction des cas à traiter :

  • Simple lavage articulaire (évacuation des débris particulaires et des enzymes protéolytiques)
  • Ablation de corps étrangers ( LODA +++ = lésion ostéo-chondrale du dôme astragalien)
  • Synovectomie (ablation de tissus inflammatoires et/ou d'adhérences, traitement des conflits antéro-latéraux après entorse de cheville, séquelles de fractures)
  • Résection osseuse (ostéophyte antérieur responsable de conflit)
  • Arthrodèse de cheville (taux de consolidation comparable aux interventions effectuées "à ciel ouvert" mais morbidité moindre)

 

Déroulement

Déroulement de l'intervention de l'arthroscopie de la cheville.

  • Arrivée la veille ou le matin même et préparation cutanée.

Signalez à l'infirmière toute fièvre récente même banale ou tout problème local, source potentielle d'infection : cela risque d'annuler l'intervention.
N'oubliez pas tous vos documents (en particulier les examens radiographiques).
Respecter les consignes propres à toute anesthésie (nourriture, boisson, tabac). Généralement, une prémédication est prescrite (sédatif léger mais surtout relaxant)

  • Anesthésie (locale, loco-régionale ou totale suivant les cas)
  • Installation sur la table opératoire puis mise en place des champs opératoires stériles
  • Introduction des instruments puis exploration de l'articulation sous contrôle vidéo
  • Gestes chirurgicaux adaptés au cas à traiter
  • Fermeture de la peau (fils résorbables ou pansements plastiques superficiels)
  • Contention ou non par attelle ou système circulaire
  • Transfert en salle de réveil
  • Sortie le jour même où le lendemain
Complications

Les complications éventuelles.

Comme toute intervention, un accident anesthésique est possible.

Un gonflement articulaire est constant en post opératoire (l’arthroscopie n'est possible qu'en présence d'eau, qui diffuse progressivement dans les tissus adjacents au cours de la procédure) et le plus souvent régressif en quelques semaines.

Parfois, ce gonflement post-opératoire persiste plus longtemps et traduit souvent une activité trop importante. Il doit faire consulter s'il ne régresse pas et surtout s'il est accompagné d'une fièvre persistante et de douleurs.

Les complications chirurgicales sont rares :

  • Les blessures d'une veine, d'une artère ou l'élongation d'un nerf ou d'un ligament (surtout si distraction trop forte et/ou prolongée)
  • Une infection superficielle ou profonde (toujours redoutée et nécessitant le plus souvent une seconde intervention et un traitement antibiotique.
  • La survenue d'une phlébite, pouvant être la source d'une embolie pulmonaire. Elle peut malgré la prévention par héparine en injection sous-cutané instituée de manière systématique.

Enfin dans les cas difficiles l'impossibilité pour le chirurgien de parvenir à ses fins peut (rarement) rendre nécessaire une "conversion", c'est à dire une chirurgie "à ciel ouvert".

Résultats attendus

Les résultats attendus.

Ce type d'intervention doit améliorer les symptômes présentés. Néanmoins, cette amélioration est variable suivant la pathologie en cause.

Ainsi, la seule ablation d'un corps étranger permet d'espérer des suites rapides (quelques jours) alors que pour la réalisation d'une arthrodèse (consolidation osseuse de l'ordre de 3 mois), le bénéfice final ne doit pas être évalué avant plusieurs mois.


L'avantage du traitement arthroscopique (sans abord chirurgical extensif classique) est la reprise rapide d'une vie quotidienne normale.

Pour les patients immobilisés par plâtre ou résine après l'intervention, pour lesquels l'appui est interdit (arthrodèse+++), la récupération de l'autonomie est plus longue.

Après l'intervention, le pansement est à renouveler tous les 2/3 jours par une infirmière. Les fils (résorbables) doivent être retirées vers le 10ème jour s'ils n'ont pas disparu.