Ligamentoplastie de cheville à Nîmes (Gard)

Les médecins du cabinet de chirurgie orhopédique situé à Nîmes (Gard) vous informent sur la ligamentoplastie de cheville (plastie ligamentaire de cheville).

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L’instabilité par déficit des ligaments de la cheville.

De quoi s’agit-il ?

L’instabilité est une sensation. Elle se définit par l’impression que la cheville se dérobe, qu’elle « lâche », que l’on ne la contrôle plus. Outre le déficit ligamentaire qui sera traité dans ce chapitre, les causes de l’instabilité peuvent être multiples.

Un peu d’anatomie pour comprendre :

Anatomie cheville

 

3 faisceaux du ligament latéral de cheville

L’instabilité de cheville peut donc être due au déficit de la fonction du ligament. Ce dernier peut être génétiquement trop élastique (ce que l’on appelle l’hyperlaxité constitutionnelle) ou il peut être endommagé par les différents épisodes d’entorse (cause extrinsèque).

Dans les deux cas, on aboutit à des mouvements anormaux dans la cheville (laxité).

Le traitement chirurgical : qu’est ce que c’est ?

C’est une technique chirurgicale qui permet de corriger la laxité externe de la cheville, c’est une pathologie du ligament latéral qui entraîne une instabilité (torsion, chute de la cheville). C’est en général une séquelle d’entorse de cheville.

L’évolution en l’absence de traitement est la persistance de troubles d’instabilité pouvant se traduire par des entorses à répétition. Certaines activité sportives sont limitées. A l’extrême, il peut apparaître une arthrose tibio-talienne.

Lorsque le traitement médical, la rééducation n’est plus efficace, une chirurgie est possible.

Déroulement

Comment se passe l’intervention ?

À quoi s’attendre à l’hôpital

Votre médecin vous aura informé du moment où vous devez arrêter de boire et de manger en vue de vous préparer pour l’opération. Si vous prenez des médicaments à prise quotidienne, demandez à votre médecin si vous devez quand même les prendre le matin de la chirurgie.

Bien que chaque hôpital ait sa propre manière de procéder, le processus de base, quant à lui, est commun à tous les hôpitaux. Un membre du personnel vous fournira des vêtements d’hôpital, un bracelet d’identification ainsi que des explications sur ce qui va se passer dans le bloc opératoire. Il se peut également que l’on vous pose des questions sur vos antécédents médicaux et que l’on vérifie votre température, votre pouls, votre respiration et votre tension artérielle.

Afin d’assurer votre tranquillité d’esprit et votre sécurité, sachez quelle articulation ou quel membre devra être opéré. Confirmez le avec le personnel infirmier et le chirurgien. Dans certains hôpitaux, le chirurgien appose ses initiales à l’endroit approprié sur le formulaire de consentement avant la chirurgie. Vérifiez si la chirurgie indiquée sur ce formulaire correspond à votre chirurgie.

Il se peut que l’on vous administre des liquides et des médicaments par tubulure intraveineuse pendant la chirurgie. Il se peut également que l’anesthésiste ne vienne vous voir que juste avant l’opération.

Votre chirurgie

Une fois dans la salle d’opération, on vous préparera pour l’opération. On vous lavera et vous couvrira le corps de draps à l’exception de la région de la chirurgie. On vous administrera le type d’anesthésie dont on avait discuté avec vous au préalable et on procédera ensuite à la chirurgie.

La durée de l’intervention dépendra du type de chirurgie. Il se peut que l’on insère une sonde dans votre vessie afin d’en évacuer l’urine.

Après la chirurgie, on vous transportera vers la salle de réveil ou l’unité de soins post-anesthésie pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls et votre respiration. Un analgésique, médicament contre la douleur, vous sera administré par voie intraveineuse ou par injection. On vous demandera de faire des respirations profondes et peut-être des exercices pour assurer une bonne circulation sanguine. Vous subirez peut-être une radiographie.

Si vous avez subi une chirurgie plus importante, on vous amènera à votre chambre environ deux heures après la chirurgie. À ce moment, l’infirmière vérifiera l’état de votre pansement, et il est possible que vous recommenciez à prendre vos médicaments. Un analgésique vous sera alors administré soit par injection, soit sous forme de comprimés. Vous pourrez peut-être prendre des boissons claires et manger léger si vous le souhaitez. Le chirurgien viendra vous voir ou votre famille pour discuter de l’opération.

L’intervention chirurgicale est réalisée sous anesthésie loco-régionale ou générale. Le chirurgien réalise une incision latérale au niveau de la malléole externe.

Différentes techniques sont proposées :

  • Elles peuvent être conservatrices telles la suture directe des ligaments rompus, ou la remise en tension ligamentaire.

Suture - renfort par plastie au périoste

  • D’autres techniques font appel à des plasties ligamentaires de substitution autologues, telles la ligamentoplastie de Castaing aux dépens du tendon du court péronier latéral.
    De nombreuses autres ligamentoplasties ont été décrites notamment celles qui utilisent l’hémitendon du court péronier latéral ou le plantaire grêle. Actuellement l’utilisation de ligaments prothétiques n’est pas recommandée.

Renfort par plastie tendineuse

 

La voie de la guérison

Après la chirurgie, la priorité est votre confort, votre guérison et votre rétablissement. La réduction de la douleur au minimum et la prévention des complications sont des éléments essentiels pour y parvenir.

Complications

Complications éventuelles.

Tout acte opératoire comporte des risques et la présence de maladies associées peut majorer ces risques. La liste suivante n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Quels sont les principaux inconvénients et risques précoces éventuels de l’intervention ?

  • L’hémarthrose ou épanchement de sang dans l'articulation ou collection de sang dans les tissus situés autour de l'articulation.
  • Le risque infectieux.
  • Une fracture osseuse.
  • Les ennuis cicatriciels.
  • Complications cutanées, escarres.
  • La paralysie nerveuse et les troubles sensitifs.
  • Une blessure accidentelle des tendons.
  • Un œdème.
  • Les complications veineuses.
  • Les complications générales :
    • Les complications cardiovasculaires.
    • Un délire postopératoire.
    • Une rétention urinaire.
    • Des nausées.
    • Des réactions allergiques.

Quels sont les principaux inconvénients et risques tardifs éventuels de l’intervention ?

  • Une laxité séquellaire, souvent par nécrose ou distension secondaire de la plastie, est possible.
  • Un épanchement chronique (gonflement) de l’articulation.
  • L’algoneurodystrophie ou algodystrophie.
  • La persistance de douleur en regard ou au voisinage de la zone opératoire peuvent persister.
  • Une raideur temporaire peut être observée et peut justifier une rééducation complémentaire.
Résultats attendus

Les résultats attendus.

La ligamentoplastie est une intervention très performante qui permet de stabiliser la cheville de manière efficace. Les résultats sont obtenus en trois à six mois avec une reprise des activités physiques. Il peut persister toutefois des séquelles.

La durée d’évolution et le résultat final sont cependant très variables.

Les séquelles sont fréquentes, liées au type de pathologie, et à d’autres éléments imprévisibles.